La route (Cormac Mc Carthy)

Publié le par Kalouette


Ca fait longtemps que j'ai pas parlé des livres que je lis.
Déjà parce que pendant pas mal de temps je n'ai lu que des livres de psycho, et puis ensuite des trucs pas terribles, sur lesquels je n'avais pas forcément envie de m'étendre.
Ensuite j'ai commencé à me la jouer subtile en inscrivant discrètement au bas de ce blog la lecture en cours, ceux que ça intéresse pourront poser des questions.

Mais après mon intermède au Japon, je suis allée récupérer La Route sur l'étagère où il attendait depuis Noel dernier, et je l'ai lu tellement vite que je n'ai pas eu le temps de le mettre ici, ce qui est dommage.

En plus c'est dimanche soir, il fait nuit depuis 16 heures, Kaloo part demain pour la Suède, l'heure est à la déprime ou je ne m'y connais pas.
Car bon il suffit de lire le quatrième de couverture pour s'en convaincre, on ne va pas se bidonner toutes les deux secondes en lisant La Route.

"L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême."

Alors c'est sûr comme ça ça ne fait pas forcément envie, surtout que le résumé dit bien peu de l'horreur que les deux héros rencontrent à chaque pas.
Sauf que je n'aime pas trop me faire du mal, et si ça n'avait été qu'une plongée dans les descriptions macabres je n'aurais pas passé la page 2.
J'ai adoré ce livre, de la première à la dernière ligne.
C'est magnifiquement bien écrit (traduit aussi), chaque paragraphe est une pépite qu'on peut lire et relire, qu'il faut lire et relire, pour se repaître de la musicalité des phrases et de la poésie qui s'en dégage.

Alors c'est vrai, il faut supporter les coups au ventre, les dialogues si vrais qu'ils en deviennent parfois difficilement supportables. Mais on veut tellement savoir ce qui se trouve au bout de la route pour tous les deux qu'on dévore ce livre comme un polar.
Et c'est à regret qu'on les quitte tous les deux, et qu'on referme le livre.
D'ailleurs s'il n'est pas encore retourné à sa place sur l'étagère ce n'est pas parce que le désordre est une seconde nature chez moi (hum, non, sûrement pas), mais parce que je ne sais pas encore quoi faire des sentiments que m'ont inspiré ce livre.

Une très belle rencontre.



Publié dans Des choses à lire

Commenter cet article

marie 03/11/2008 22:12

NAN.Je reste sur ma crise Pratchettienne et Bujoldesque.Console-toi, c'est ta faute quand même pour les deux.

Kalouette 05/11/2008 07:51


:D :D


nonolerobot 03/11/2008 01:02

peu de livres produisent de tels effets (moi ça a été Thérèse Raquin de Zola), il faut en profiter. mais je ne sais pas si celui-là me tente complètement, il m'a l'air trop sombre à mon goût (quoique Thérèse Raquin dans le genre...).

Kalouette 03/11/2008 07:53


oui c'est exactement le genre d'histoires que Zola aurait pu raconter s'il avait vécu à notre époque


MagicTapu 02/11/2008 23:00

Tu es vraiment douée pour donner envie de lire des choses qu'on était certain de ne pas avoir envie de lire. C'est limite agaçant ;o) m'enfin y a peu de chance quand même, je suis perdue à tout jamais à la littérature. Paix à mon âme.

Kalouette 03/11/2008 07:43


merci, mais effectivement on ne sait jamais, un jour, sur un malentendu...